An Gren Kouler

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Poème...

Des espoirs.

Mon pauvre ami, compagnon de toujours,
À mes supplications ne sois plus sourd.
Imitant le Soleil tu tournes en rond,

Du crépuscule retiens les rayons.
Jadis ils s’accrochaient à nos peaux nues,

Témoins de mille désirs impromptus :
Elle t’appelle, affamé tu accours !
Le bois, beau complice, de notre amour
Connaît du bout des doigts tous les délices.
Tu t’abandonnais, lys parmi les lys

Aux yeux des oiseaux et de ton amant,
Qui ponctuaient nos baisers de leurs chants.
Mais cette douce mélodie s’est tue,

Et à présent c’est bien moi que l’on tue :
L’affluent Passion fut une cascade,
Sans raison elle s’est tarie, mascarade !
Sur le lac où tu m’as emprisonnée,
Point de courant je ne peux t’échapper,
Sans repère, naufragé malheureux,
Astres célestes, seuls restent les cieux,
Phares illustres qui sans cessent me guident,
Laisse-les m’emmener loin de tes rides.
Bientôt cheveux éclatants seront blancs,

Tes joues auront perdu leur couleur sang,
Ces lèvres gercées jadis convoitées,
Languiront de mes baisers, assoiffées.
Me voici affranchi de mes passions,

Pour toujours l’âge sera ta prison.
Je ne m’attarderais plus sur ton sort,
Je cueille la vie, tu attends la mort.
 

Belle infidèle du poème de Catulle.

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